L’origine de l’association

Fondée le 20 avril 2012, et enregistrée sous le Numéro W763008971, l’Association Imad Ibn Ziaten pour la Jeunesse et la Paix porte le nom du maréchal des Logis-Chef Imad Ibn Ziaten qui, à trente ans, a été assassiné le 11 mars 2012, par Mohammed Merah à Toulouse.

Le terroriste djihadiste a tué Imad Ibn Ziaten et deux autres soldats, le caporal Abel Chennouf et le caporal Mohamed Legouad. Il savait qu’ils étaient militaires et les a tués pour cela, les considérant comme ennemis parce qu’il avait pris le parti des Talibans d’Afghanistan.

Ensuite, il a abattu quatre civils de confession juive devant l’école Ozar haTorah à Toulouse, un rabbin et trois jeunes enfants.

C’est à la démocratie, au vivre ensemble et à la République, que s’est attaqué Mohammed Merah, adepte fanatique d’un Islam radical jusqu’à la mort.

Pour qu’Imad Ibn Ziaten vive éternellement dans nos mémoires, et parce que le souvenir de toutes les autres victimes civiles et militaires nous impose ce mot d’ordre, prononcé par la maman d’Imad :

« Plus jamais Merah ! » les membres de l’Association Imad pour la Jeunesse et la Paix se sont donné pour objectif d’intervenir auprès des enfants et des jeunes adultes, des élèves des écoles dans tous les milieux sociaux et auprès des détenus en milieu carcéral, afin de :

1. OEuvrer à la mise en place d’un authentique dialogue interreligieux,

2. Prévenir les dérives sectaires et extrémistes, notamment dans certains quartiers où l’extrémisme, notamment salafiste, est à l’œuvre depuis plusieurs années, et où la délinquance ne connaît plus de limites, se manifestant principalement par le trafic de drogue, les agressions contre les personnes et les viols.

3. Mettre sur pied une structure éducative laïque et républicaine, appuyée par une cellule d’écoute religieuse multiconfessionnelle, chargée d’intervenir en milieu carcéral ainsi que dans les écoles, particulièrement celles des quartiers où la jeunesse se voit en proie au désarroi et subit le règne du non-droit,

4. Promouvoir la laïcité et affirmé haut et fort qu’elle ne signifie pas le rejet de la religion, mais au contraire, le droit de vivre sa foi, tout en ayant l’obligation de respecter celle des autres ainsi que les lois de la République.

5. Créer un cadre public et officiel pour favoriser la discussion et les rencontres entre les acteurs de la vie citoyenne et les forces vives du pays, parmi lesquels les chefs d’entreprise, avocats, juges, policiers, enseignants, médecins, dignitaires religieux, la liste n’était pas exhaustive.